Il n’est pas rare de voir des projets naitre puis s’enfoncer des années dans des impasses et mourir d’une mort lente, douloureuse et couteuse…
Dans le dernier article publié sur mon blog, j’évoque l’importance de faire des bilans et d’avoir le courage d’arrêter un projet quand cela est nécessaire.
Pour un side-project c’est la même chose, il doit permettre d’évaluer le chemin parcouru, prendre des décisions, et parfois reconnaitre les critères d’un stop temporaire ou définitif.
Dans cette nouvelle newsletter, je vous propose de faire le premier bilan de mon projet simplixite et de partager les critères qui motiveraient un stop au projet.
Car je pourrais vous écrire que tout est super, mais soyons francs, il y a du bon et du moins bon…
Mais avant d’y venir, revenons aux motivations du projet.
3 motivations pour un nouveau projet
C’est à partir de 3 motivations personnelles qu’est née l’envie de créer du contenu. Et je l’ai concrétisée par le lancement de mon site simplixite.fr.
Chaque pilier a son importance et s’équilibre. Il n'y en a pas un prédominant sur les autres. En d’autres termes, je les évalue à travers des objectifs concrets du projet et s’il y a un déséquilibre il sera alors peut-être temps de ralentir, voire d’arrêter.
Apprendre : renoncer à l’apprentissage c’est mourir…
Même si le sujet est très prégnant dans les métiers de l’informatique, l’acquisition de nouvelles compétences est pour moi un des piliers de l’épanouissement et de l’accomplissement. Cela va bien au-delà de l’informatique et de la sphère professionnelle.
Cela peut être à travers des lectures, des expérimentations, des réflexions ou des formations. Mais finalement, toute situation peut être prétexte pour s’enrichir et se développer personnellement.
Le projet doit être un terrain fertile pour l’apprentissage au sens le plus large. C’est-à-dire qu’au-delà des compétences techniques et des métiers de l’entreprise, c’est aussi une opportunité de tenter des excursions dans la créativité, l’intelligence sociale et le développement de softskills .
Partager : que sommes-nous sans les autres ?
Vous connaissez surement le dicton : le savoir ne vaut que s’il est partagé. C’est en effet ma seconde motivation.
Pouvoir partager mes (modestes) expériences et découvertes. Et voir si je peux apporter de la valeur à une audience et pouvoir progresser avec.
Partager c’est aussi s’exposer, et prendre le risque de ne pas plaire, mais c’est en sortant d’un certain confort, que j’espère élargir mon réseau, et peut-être faire de chouette nouvelle rencontre ?
Aimer : quand on aime, on n’a plus vraiment l’impression de travailler.
La dernière clé est le plaisir d’accomplir un projet qui me plait. Dans un side-project, c’est important.
L’organisation nécessaire à la mise en œuvre d'un projet parallèle, peut-être contraignante et exigeante, il est donc important d’en tirer du plaisir et de ne pas en faire une corvée permanente (en tout cas pas sur le long terme).
Mes objectifs SMART pour simplixite
La création et la publication de contenu sont idéales pour partager des domaines que l’on a envie d’apprendre. Et sur la base de ces motivations, je me suis lancé dans la création sur mon site et ma chaine simplixITe. Et pour cette première étape, j'ai posé quelques objectifs parfois de manière un peu
hasardeuse...
les voici :
1er objectif, Mettre en place les fondations d’un système
Quand on diffuse du contenu, il faut un support et quelques process de création et de diffusion.
Sur le support de diffusion, il est vrai que j’aurais pu faire le choix de publier sur un réseau social ou une plateforme existante. Cela m’aurait permis d’économiser du temps, de l’argent et quelques prises de tête.
Malgré ces facilités, j’ai fait le choix d’ouvrir un site, avec l’idée d’avoir un bout d’Internet à moi et surtout d’en garder la maitrise. Un espace de liberté, qui résiste au temps et à l’instantanéité des réseaux sociaux.
Sur ce premier point, je considère que l’objectif est atteint. Car même si l’ensemble nécessitera des révisions et des évolutions, la structure du site est opérationnelle.
En backoffice, j’ai créé la première version d’un référentiel documentaire sous notion qui me permet de suivre et compiler l’expérience acquise au fur et à mesure. Ce référentiel me sert à gérer mes idées, organiser et prioriser mes taches, formaliser les différents processus, suivre la documentation, mes lectures, ma veille et les actions de formations, etc…
Sur ce premier objectif, même si cela est encore très manuel et qu’il y a matière à amélioration, je considère qu’il est atteint. Les bases sont là, et seront complétées en améliorant les fonctions au fur et à mesure des besoins et des priorisations.
Et la chaine YouTube ?
J’ai créé la chaine pour deux raisons qui rejoigne mes motivations. En premier lieu, je pense que YouTube permet de développer une audience large, et développer une relation directe et de proximité. Ensuite, cela me permet d’amélioration écriture, élocution, prise de parole. Et là, il y a encore beaucoup de boulot…
Mais sur la mise en place du site, de la chaine et de mon référentiel, on peut dire que c'est fait.
Abonnés Youtube et liste emails : ça se complique…
À quoi bon créer du contenu, si on ne le partage pas et qu’on ne le confronte pas à de vraies personnes ?
À l’horizon de la fin de l’année, je m’étais dit un peu au pif qu’il serait bien d’atteindre 300 inscrits sur ma liste email et un millier d’abonnés sur YouTube. Et bien, c’est difficile…
Sur ma liste email, vous êtes aujourd’hui un peu plus de 70 fidèles, et c’est l’occasion pour moi de vous remercier chaleureusement de me lire.
Sur ma chaine Youtube, c’était le calme plat, pour ne pas dire la mort cérébrale les premiers mois. Mais cela commence à frémir un tout petit peu, depuis le démarrage de ma série sur la création de mon homelab. J'ai atteint… (roulement de tambour…) : 126 personnes abonnées (à l’heure où j’écris ).
Il est clair qu’en l’état, je n’atteindrais pas mes objectifs en fin d’année. Mais au lieu de revoir ces ambitions à la baisse, je vais plutôt essayer d’analyser les causes, pour essayer d’infléchir la tendance.
Cela va être difficile, mais je maintiens l’objectif, pour me rapprocher des 1000 abonnés et des 300 inscrits d’ici 4 mois !
Publier 6 vidéos et 6 articles d’ici la fin de l’année : KO j’ai publié trop de contenus
Quand je regarde le nombre de contenus publiés, j’en suis à 6 articles et une douzaine de vidéos.
Mais je considère que c’est un semi-OK. Ou plutôt un semi-KO
C’est bizarre je vous l’accorde, mais laissez-moi vous en expliquer la raison.
Quand j’ai démarré, j’ai limité volontairement la quantité de contenu, pour privilégier le niveau de qualité et maintenir un niveau de pression correct. Bref, je ne voulais pas me cramer et me décourager …
Mais ce que je ne savais pas c’est qu’il y a un effet pervers quand on publie du contenu.
En gros, quand vous publiez un article ou un vidéo il se passe deux choses :
Quand ça marche, et que vous avez des résultats même très modestes, vous n’avez qu’une envie, c’est recommencer…
Et quand ça ne marche pas ? C’est pareil mon capitaine ! Vous recommencer, pour comprendre et tester de nouveau truc ou corriger.
Bref plus je publie, plus j’ai envie de publier, mais cela se fait parfois par facilité et au détriment de la qualité qui pourrait être un peu meilleure…
Sur cet objectif, je vais terminer en douceur la série sur mon homelab (2/3 vidéos) , et après on verra… je ne fixe pas une quantité de vidéos à produire. Mais plutôt de faire du contenu plus intéressant d’ici la fin de l’année. En faire, moins, mais mieux et peut être atteindre les 1000 abonnés 'on y croit).
Ajustements et conclusion : Y a-t-il toujours du carburant dans la fusée ?
La production de contenu est difficile, il faut mettre en place des systèmes et s’organiser de manière drastique, pour un résultat il est vrai très intime… Pour autant est-ce le moment de faire une pause temporaire ou définitive ?
La fin de cette première période a été riche et passionnante. Riche en apprentissages et en découvertes, dans des domaines variés et transverses, qui m'ont permis d'acquérir une vision nouvelle et rafraichie de notre industrie.
Alors, continuons la route de ce projet ensemble et donnons-nous rendez-vous au début de l’année prochaine pour refaire le point, avec pour le moment deux ajustements :
Tout d’abord, poursuivre les expérimentations sur le contenu pour trouver « mon » positionnement rédactionnel. Avec le vœu d’essayer d’apporter un peu plus de clarté et de valeur.
Ensuite, je vais essayer de gagner en efficacité. En continuant le développement de la plateforme avec un début d’automatisme, de simplification de processus et une meilleure gestion de la connaissance.
Merci de m’avoir lu jusqu’ici, j’ai conscience que c’était un peu long (et peu perso).
Je vous dis à très bientôt et en attendant je vous souhaite une très bonne rentrée.
Stéphane